LA TAPISSERIE MARCHOISE

Le métier de basse-lisse

C'est le métier traditionnel d'Aubusson, de Felletin et de Beauvais :
il se compose de deux rouleaux parallèles, ou ensouples, installés horizontalement, d'où le terme de basse lisse, par opposition à la haute lisse dont le métier présente des rouleaux superposés.

Sur ces rouleaux sont tendus les fils de chaîne en coton. Les fils de chaîne sont séparés en fils pairs et impairs, par unité de quarante centimètres (= une lame), et reliés à des pédales qui permettent d'ouvrir alternativement l'une et l'autre nappe de fils. 

La composition se crée par l'entrecroisement régulier des fils de trame colorés (celui qui va créer le motif), passés à l'aide de flûtes  entre les fils de chaîne (qui va disparaître au profit du dessin). 

 

Lors de l'exécution, le lissier utilise la flûte pour passer le fil de trame et le peigne pour tasser la laine entre les fils de chaîne.

 

Le carton, modèle à grandeur d'exécution, placé sous la chaîne, se lit en écartant les fils ; le travail est exécuté sur l'envers et le modèle est donc inversé par le tissage. On peut vérifier le travail effectué en plaçant un miroir sous la chaîne.

Aux Gobelins, les lissiers travaillent en haute-lisse. Les lisses, placées alors au-dessus de la tête du lissier, sont manoeuvrées à la main, le carton étant placé derrière les lisses

 

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