Jules MAROUZEAU

C'est au travers de son livre "Une Enfance" où il "évoque quelques uns des souvenirs qui lui restent" que l'on peut découvrir ce qui fut son cadre de vie...


Sa vie :

Jules Emile Marouzeau est né à FLEURAT (Creuse) le 20 mars 1878. Il est mort le 27 septembre 1964 à ITEUIL (Vienne) dans sa maison de campagne à l'âge de 86 ans.

Ses cendres reposent au Columbarium du Père La Chaise.

Il enseigne en 1920 à l'Ecole des Hautes Etudes.

De 1925 à 1951 il est professeur à la Sorbonne ( langues, histoire et latin). Ce pédagogue portait un intérêt très vif à son enseignement : "faire de l'enseignement du latin un exercice captivant et profitable... était une de ses tâches favorites". Il laisse le nom d'un grand savant latiniste, c'était un homme simple et sensible...

Il a parcouru le monde, d'Europe en Amérique et a été couvert d'honneurs.

Il est élu à l'Académie Française

 le 11 mai 1945.

Membre de l'Académie royale du Danemark, il est aussi Docteur "honoris causa" des Universités de Genève, Lausanne, Glasgow et Buenos Aires

1950 Président d'honneur de l'association "les Creusois de Paris".


Son village :

 

"Mon village avait bien quinze maisons : moitié sur la route, qui descend en pente raide vers le pont, moitié sur le "rang" qui est le chemin coupant la route... chaque maison avait sa grange, son écurie, son hangar : cela faisait sur la pente une belle poussée de toits rouges et bruns, rouges de tuile et bruns de chaume, autour du clocher bleu d'ardoises"...

"L'église, juchée sur un tertre, entourée de l"ancien cimetière... avait un petit air dominateur et romantique".

(La 1ère maison à gauche est la maison natale de J. Marouzeau :=> photo prise en mai 1997)

"Notre maison, c'était essentiellement ce qu'on appelait "la cuisine" : large pièce carrée où l'on entrait directement de la route par la porte toujours grande ouverte, et d'où prenaient deux escaliers, un pour monter à l'étage, l'autre pour descendre à la cave".

"Je sais encore par cœur les fentes du pavé de grosses pierres, à force d'y avoir passé la pointe du balai de genêts. Je sais le gond de la porte de la cave, qui dessinait un H, la première lettre que j'ai appris à connaître".

"Mon village était un village comme les autres, offrant au regard du passant les images qu'on attend : soirs paisibles au seuil des portes, bêtes à l'abreuvoir, poules qui roucoulent, le travailleur au jardin, la ménagère au lavoir, les enfants sur le chemin de l'école".

(Groupe scolaire-mairie de FEURAT : photo prise en mai 1997)

Le grand-père de Jules Marouzeau (F. Paquignon) a été instituteur à FLEURAT.

Jules Marouzeau adulte revenait fidèlement revoir à la belle saison les rues de son village et deviser avec les vieux, ses copains de la communale.

 

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