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Évocation
d’un vol de grues - Chant I
(1ère et 10ème strophe) « ... ou, plutôt, comme un angle à perte de vue de grues frileuses méditant beaucoup, qui, pendant l’hiver, vole puissamment à travers le silence, toutes voiles tendues, vers un point déterminé de l’horizon, d'où tout à coup part un vent étrange et fort, précurseur de la tempête. La grue la plus vieille et qui forme à elle seule l’avant-garde, voyant cela, branle la tête comme une personne raisonnable, conséquemment son bec aussi qu’elle fait claquer, et n’est pas contente (moi, non plus, je ne le serais pas à sa place), tandis que son vieux cou, dégarni de plumes et contemporain de trois générations de grues, se remue en ondulations irritées qui présagent l’orage qui s’approche de plus en plus. Après avoir de sang-froid regardé plusieurs fois de tous les côtés avec des yeux qui renferment l’expérience, prudemment, la première (car, c’est elle qui a le privilège de montrer les plumes de sa queue aux autres grues inférieures en intelligence), avec son cri vigilant de mélancolique sentinelle, pour repousser l’ennemi commun, elle vire avec flexibilité la pointe de la figure géométrique (c’est peut-être un triangle, mais on ne voit pas le troisième côté que forment dans l’espace ces curieux oiseaux de passage), soit à bâbord, soit à tribord, comme un habile capitaine ... » « L’aigle, le corbeau, l’immortel pélican, le canard sauvage, la grue voyageuse, éveillés, grelottant de froid, me verront passer à la lueur des éclairs, spectre horrible et content. »
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Enfer (V, 46-49) de Dante (1265-1321) "E comme i gru van cantando lor lai Faccendo in aere di sè lunga riga ; Cosi vid'io venir, traendo guai, Ombre portate da la detta briga... "
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Traduction d’André Pézard (Bibliothèque de la Pléiade, 1965, p. 908), citée par P.-O. Walzer
Le poème fait allusion aux luxurieux, emportés en enfer. |
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Homère : Iliade (III) IXe S. av. J. C.
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Buffon Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon (1707-1788)
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Au Japon, la grue orne le kimono des mariées. Les grues forment des couples unis jusqu'à la mort.
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Un proverbe japonais accorde une longévité de 1000 ans à la grue. Au Japon, lorsqu'une personne est malade, ses amis se réunissent pour préparer 1001 "origamis" en forme de grues
(source : http://next1.yasuda-u.ac.jp/cranes/chizu/peace.html) |
L'origami est l' art de plier le papier. C'est une tradition très ancienne au Japon. Le plus célèbre de tous les pliages représente de manière stylisée une grue symbole également de santé et de bonheur. |
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