L’un
des sept piliers du socle commun des connaissances et des compétences
publié, en juillet 2006, porte sur la pratique d’une langue vivante
étrangère. Le paragraphe qui lui est consacré précise qu’ « il
est essentiel que l’école donne à chacun les moyens de s’ouvrir
sur le monde par la maîtrise d’une langue étrangère. Car désormais,
l’absence de maîtrise d’au moins une langue étrangère est un sérieux
handicap pour la vie professionnelle, et l’école ne peut permettre
que les élèves la quittent sans qu’ils aient acquis cette maîtrise
élémentaire. Elle doit veiller en particulier à ce que les élèves
soient capables de parler correctement cette langue étrangère. »
Le cadre européen
commun de référence pour les langues (C.E.C.R.L.) conçu par le
Conseil de l’Europe et sur lequel s’appuie le plan de rénovation de
l’enseignement des langues vivantes initié par le Ministère de l’Education
Nationale à la rentrée
2005, a
déterminé des niveaux de maîtrise en fonction de l’âge des élèves.
A chaque niveau correspond un descriptif des capacités à acquérir
dans chacune des activités de communication langagière : compréhension
de l’oral, expression orale en continu, expression orale dialoguée,
compréhension de l’écrit et expression écrite. Le niveau A1 (première
découverte de la langue) doit être atteint à la fin de l’école élémentaire.
Le
site EDUCREUSE LANGUES VIVANTES, fruit du travail efficace et créatif
du groupe départemental ELVE, offre aux enseignants du premier degré
des ressources et des conseils pour la mise en œuvre des programmes
d’allemand et d’anglais en, parus en 2002, privilégiant
l’apprentissage de l’oral, en développant l’ouverture culturelle,
en favorisant de nouvelles stratégies pédagogiques et en proposant des
évaluations conçues en cohérence avec le cadre européen commun de référence
pour les langues.
Je formule le vœu pour que, non seulement, il permette à chaque
professeur des écoles habilité à enseigner une ou plusieurs langues
vivantes d’enrichir sa pratique pédagogique, mais encore, qu’il
contribue à donner, voire à redonner, à ceux qui n’auraient pas
franchi le pas, le goût des langues vivantes et celui de le faire
partager, de façon à ce qu’ils s’engagent résolument dans les
formations offertes par le plan de formation de l’Inspection Académique
de
la Creuse
, en vue d’obtenir leur habilitation.
Madame Solange
Deloustal, Inspecteur
d’académie, directeur des services départementaux de
la Creuse.
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