Le socle commun 

de connaissances et de compétences

 

Ce que disent les textes ministériels

(consultables sur le site http://www.education.gouv.fr/bo/2006/29/MENE0601554D.htm )

La scolarité obligatoire doit au moins garantir à chaque élève les moyens nécessaires à l’acquisition d’un socle commun constitué d’un ensemble de connaissances et de compétences qu’il est indispensable de maîtriser pour accomplir avec succès sa scolarité, poursuivre sa formation, construire son avenir personnel et professionnel et réussir sa vie en société.

La définition du socle commun des compétences prend appui sur la proposition de recommandations du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne en matière de « compétences clés pour l’éducation et l’apprentissage tout au long de la vie. »

La maîtrise d’une langue étrangère est l’une des 7 compétences à acquérir dans le socle commun.

Le socle s’organise en sept compétences :

-> Cinq font l’objet des actuels programmes d’enseignement :

  • maîtrise de la langue française,

  • pratique d’une langue vivante étrangère,

  • compétences de base en mathématiques et culture scientifique et technologique,

  • maîtrise des TIC

  • culture humaniste.

-> Deux autres domaines ne sont pas encore complètement pris en compte au sein de l’institution scolaire :

  • les compétences sociales et civiques

  • l’autonomie et l’initiative des élèves.

Chaque grande compétence du socle est conçue comme une combinaison de connaissances fondamentales pour notre temps, de capacités à les mettre en œuvre dans des situations variées, mais aussi d’attitudes indispensables comme l’ouverture aux autres, le goût pour la recherche de la vérité, le respect de soi et d’autrui, la curiosité et la créativité.

Le comité d'orientation sur les programmes, chargé d'adapter les programmes de l'école et du collège à l'esprit du socle commun de connaissances et de compétences, a été installé par Gilles de Robien le 18 octobre à Paris. Ce travail est placé sous la responsabilité de personnalités reconnues. Elles animeront chacune un groupe de travail correspondant à un des sept piliers du socle de commun : maîtrise de la langue française, pratique d'une langue vivante étrangère, principaux éléments de mathématiques et culture scientifique et technologique, maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication, culture humaniste, compétences sociales et civiques, autonomie et initiative. Les groupes travailleront à une conception d'ensemble des programmes de l'école et du collège et organiseront la complémentarité des disciplines.

Lien vers la page d’actualités « commissions »: http://www.education.gouv.fr/cid4083/installation-du-comite-d-orientation-sur-les-programmes-par-gilles-de-robien.html 

Pratique d’une langue vivante étrangère

Il s’agit soit de la langue apprise depuis l’école primaire, soit d’une langue commencée au collège.

La communication en langue étrangère suppose la capacité  de comprendre, de s’exprimer, et d’interpréter des pensées, des sentiments et des faits, à l’oral et à l’écrit dans diverses situations. Elle implique également la connaissance et la compréhension des cultures  dont la langue est le vecteur. Le CECRL conçu par le Conseil de l’Europe, constitue la référence fondamentale pour l’enseignement des langues vivantes, les apprentissages et l’évaluation des acquis. La maîtrise du niveau A2 de l'échelle de référence du cadre européen correspond au niveau requis pour le socle commun.

La maîtrise des langues vivantes s’acquiert par une pratique régulière et par l’entraînement de la mémoire. Cinq types d’activités la rendent possible :

  • la compréhension orale,

  • l’expression orale,

  • l’interaction orale,

  • la compréhension écrit

  • l’expression écrite.

  Elle s'appuie sur la maîtrise de connaissances :

Pratiquer une langue vivante étrangère, c’est d’abord s’approprier un code linguistique ; il faut connaître les formes écrites et sonores permettant de comprendre ou de produire des messages corrects et significatifs dans le contexte de la vie courante. Cela suppose une connaissance du vocabulaire, de la grammaire, de la phonologie, de l’orthographe. Il faut donc :

  • posséder un vocabulaire suffisant pour comprendre des sujets simples ;

  • connaître les règles grammaticales fondamentales (catégories du nom, système verbal, coordination et subordination) et le fonctionnement de la langue étudiée en tenant compte de ses particularités 

  • connaître les règles de prononciation

  • maîtriser l’orthographe des mots ou expressions appris en comprenant le rapport phonie/graphie.

  Elle développe des capacités :

Pratiquer une langue vivante étrangère, c’est savoir l’utiliser de façon pertinente et appropriée en fonction de la situation de communication, dans un contexte socioculturel donné. On attend de l’élève qu’il puisse communiquer de  manière simple mais efficace dans des situations courantes de la vie quotidienne, c’est à dire qu’il sache :

  • utiliser la langue en maîtrisant les codes des relations sociales associées à cette langue.

  • utiliser des expressions courantes en suivant les usages de base (saluer, formuler des invitations, des excuses…)

  • tenir compte de l’existence des différences de registre de langue, adapter son discours à la situation de communication ;

  • comprendre un bref propos oral : identifier le contenu d’un message, le sujet d’une discussion , suivre un récit ;

  • se faire comprendre à l’oral et à l’écrit avec suffisamment de clarté : c’est à dire prononcer correctement , relier des groupes de mots avec des connecteurs logiques,  donner des informations  et s’informer, d’exprimer simplement une idée, une opinion, raconter une histoire ou se décrire sommairement , comprendre un texte écrit court et simple.

  ... et des attitudes :

L’apprentissage d’une langue vivante développe la sensibilité aux différences et à la diversité culturelle. Il favorise :

  • le désir de communiquer avec les étrangers dans leur langue, de lire un journal, d’écouter les médias audiovisuels étrangers, de voir des films en version originale.

  • l’ouverture d’esprit et la compréhension d’autres façons de penser et d’agir.

 

Ce qu'il faut retenir

L'école est une étape importante dans la construction du socle commun, et l'apprentissage d'une langue vivante fait partie du parcours qui doit amener tous les élèves au niveau fixé en fin de scolarité obligatoire.

Nous attendons la publication des travaux du comité d'orientation sur les programmes, chargé d'adapter les programmes de l'école et du collège, mais il reste d'actualité de tendre vers les objectifs fixés par le programme de 2002 et le plan de rénovation de l'enseignement es langues vivantes étrangères, qui est d'amener les élèves, en fin de cycle 3, à un niveau proche de A1, avec les connaissances langagières précises et les compétences assurées exigées par ces textes.

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