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Il est bon qu'une séance de langue soit construite
selon un plan : l'enseignant est certain de balayer les différentes
activités et les élèves y trouvent vite des repères.
Le plan proposé est classique et connu des
professeurs de langues. Il y a d'autres solutions, celle-ci a fait
ses preuves et convient bien au cycle 3.
Avant
de commencer la séance,
on peut annoncer aux élèves,
en français,
les objectifs de la séance, la situer dans la progression, fixer les
compétences attendues ou présenter les activités. Ceci n'entre pas dans
la phase de rituels qui doit se faire, elle, en langue cible.
1 - Rituels, entrée dans la langue
étrangère
(Warming up)
Mise en place de rituels qui s'étofferont au cours de l'année : se dire bonjour, dire la date,
la météo (éventuellement)...
parler des anniversaires s'il y en a ce jour-là.
On peut poser les questions « Comment vas-tu ? », « Comment t’appelles-tu ? », et faire
des "chaînes" de type : Prof -> Élève 1 -> Élève 2 -> Élève 3 -> etc.....
On peut dire une
comptine
ou
chanter
une chanson connue, c'est une excellente façon "d'entrer" dans le cours
de langues car les élèves vont le faire sans effort et avec plaisir.
Il s'agit d'un moment idéal pour
utiliser les
formules de civilités ;
l’effet répétitif permet la mémorisation.
Ne
pas parler français pendant cette phase !
2 -
Vérification et mobilisation
des éléments connus qui vont servir de support aux notions
nouvelles (Recycling)
Vérifier la maîtrise
du
lexique et des formulations qui seront utilisés pour mettre
en place l'apprentissage d'une nouveauté.
Comme pour
les civilités, on s’appuiera sur du connu, ce qui rassurera les élèves
et leur donnera confiance. Français non justifié.
Les images, les comptines peuvent servir de
supports, et on va réactiver des structures en les mettant en situation comme
lors de l'apprentissage pour "éveiller" la mémoire des élèves.
Français non justifié pendant cette phase !
3
–
Introduction de la notion ou
fonction nouvelle
(teaching)
C'est le moment
clé de la séance. Les professeurs
d'anglais appellent cette phase "Teaching" ce qui exprime bien que la
balle est du côté du professeur !
Les élèves doivent pouvoir construire
du sens et mémoriser
sans avoir recours à la langue maternelle ; la situation présentée
doit être sans ambiguïté et permettre aux élèves de s’appuyer sur des indices
très clairs pour eux. On utilise des supports adaptés :
-
visuels (objets,
flashcards)
-
sonores (bruits, chansons, comptines…,)
-
vidéo,
-
« textes » lus ou enregistrés (albums avec structures
récurrentes…)
-
gestuels (mimes, actions, ….)
La diversité des situations de présentation
est une condition de la bonne appréhension par les élèves. Elle permet une
systématisation et la possibilité d'effectuer des transferts.
Les activités doivent ensuite
permettre aux élèves de vérifier leurs hypothèses en retrouvant la notion dans
un contexte différent.
Français non justifié pendant cette phase !
4 –Appropriation de la notion, de
la fonction nouvelle
(learning)
Cette phase est aussi appelée "Learning",
ce sont les élèves qui ont "la main"!
Ils doivent apprendre, s'approprier
l'objectif langagier proposé :
du point de vue
phonologique et intonatif par
répétition collective ou individuelle pour permettre le bon placement
des phonèmes et des schémas accentuels et intonatifs.
Recours au français en cas de difficultés...
du point de
vue du sens : cette vérification peut s’effectuer par une activité d’interaction
entre maître et élève et/ou élève et élève. L’élève peut ne pas s’exprimer
verbalement mais donner sa réponse par un geste, un dessin ;
Français
accepté si certains élèves n’ont pas compris le sens des formulations.
en situation
de communication : on utilise la langue comme un outil dans des activités
langagières. On doit amener les élèves à réinvestir la structure dans le capital
connu et à opérer des transferts. On est là dans une phase interactive où
le maître est encore présent mais discret. Ces situations de réinvestissement
donnent aux élèves la possibilité de communiquer en langue étrangère et récompensent
ainsi leurs efforts.
Français proscrit.
Voir la rubrique
Activités langagières
5 –
Appropriation individuelle, évaluation
formative
On propose une activité pour
que l’élève
exerce sa nouvelle compétence et que
le maître évalue le degré de maîtrise individuellement ou en travail par
paires : on peut séparer les tâches selon l'activité langagière exercée. Ex: La compréhension orale est exercée par
un exercice d'identification à l'aide de dessins que l'élève légende ou numérote
selon ce qu'il entend.
Le recours au français est souhaitable pour expliciter des consignes.
6 – Rituel de fin de séance
(Ending)
Cette phase est très importante, elle conclue la séance et
doit laisser une impression positive.
-
faire avec les élèves un bilan de la séance (qu’a-t-on appris
aujourd’hui ?) et perspectives,
en français.
-
chanson ou comptine bien connue.
Il est bon de se quitter avec la langue étrangère et sur une impression
positive.
-
flux
langagier long (dernière partie de la fiche 2 du document
d’accompagnement des programmes) : pour que les élèves prennent
conscience de la nécessité de ne pas se cantonner à la production d’énoncés
isolés, il est profitable de les exposer régulièrement à un long flux langagier
en fin de séance « pour le plaisir » : lecture d’un conte, d’un
album / écoute de
chanson,
poème…
-
on peut aussi proposer une recherche, une activité à faire pour la prochaine
séance (coloriage, copie de mots...)
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