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Avertissement:
la diversification du monde tsigane se prête mal à une
classification satisfaisante.
Le
terme tsigane désigne un peuple originaire d’Inde qui
en est parti par vagues successives à partir du X° siècle
En effet il a été retrouvé des traces écrites en 940
par un écrivain iranien Hanza d’Ispahan qui raconte
l’arrivée de 12 000 « nomades musiciens »
en Perse.
Ce
peuple à partir d’Iran s’est scindé en deux
groupes : l’un deux s’est dirigé vers l’Allemagne
et le second vers la Grèce.
Les premiers se sont arrêtés en Bohème où
l’empereur Sigismond a accepté de leur donner des
lettres de protection, ce qui leur vaudra le nom de «
Bohémien » et les autres se sont installés en Grèce.
Là on leur a donné le nom d’Atsinganos du nom
d’une secte de musicien hérétiques.
Non loin de là, certains vivaient dans un endroit appelé
« petite Egypte » et de là vient leur surnom d’Egyptiens
ou Gipsies ou gitans.
D’autres
se sont installés en Roumanie actuelle et sont devenus
esclaves de l’Etat, du clergé, des seigneurs. Cet
esclavage s’achèvera en 1856.
Sur
le département, nous retrouvons principalement:
- les
manouches ou sinti: tsignanes issus d'une population
ayant séjourné dans les pays germaniques et installés
en France depuis le XVème siècle. Leur langue
maternelle est pour la plupart le "manouche"
ou sinto: mélange de sanscrit et de langues
germaniques. Ils sont voyageurs et séjournent sur les
aires d'accueil du département par période de 2 à 4
mois (temps règlementé). Beaucoup se sédentarisent ou
achètent des terrains sur lesquels ils stationnent.
Certains vivent en roulotte.
- les
gitans: tsiganes issus d'une population ayant séjouné
en Espagne et rentrés en France au siècle dernier. Ils
sont propriétaires de terrains sur lesquels ils
construisent des maisons ou installent leurs caravanes.
D'autres ont été sédentarisés, spécifiquement à
Coubertin. Tous parlent le calo: mélange de sanscrit et
d'espagnol.
Lien
utile : http://www.etudestsiganes.asso.fr/liens/sites.html
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