L'ambiguïté du réel - Présentation, commentaires

 

Une fenêtre n'a de sens que parce qu'elle définit et distingue l'espace, ou plutôt les espaces, en un extérieur et un intérieur lourds de significations, de désirs, d'imaginaire, de possibles, de frustrations peut-être...

C'est pourquoi le spectacle qu'elle offre nous partage entre deux états de conscience diamétralement opposés : l'absorption dans le plaisir d'une contemplation rêveuse, d'une part, et le sentiment coupable d'une action ajournée, d'autre part.

Et cette équivocité contamine toute réalité.

Ainsi le réel n'est-il pas seulement ambigu parce qu'entre lui et nous s'interposent une multitudes de filtres qui rendent impossibles une relation directe, immédiate. Il est ambigu aussi du fait qu'il n'est pas une matière inerte. Le réel est mouvant. Il est même le mouvement, ce par quoi la mobilité advient, ce sans quoi elle n'est qu'abstraction.

Et ce qui rend définitivement improbable toute appréhension univoque de ce qui se pose là, face au regard, c'est l'imbrication intime et permanente de ces deux caractères, la distance et le mouvement.

La grande force de la photographie est de rendre tangible ce fait qu'un objet n'a de sens que par rapport à son environnement et au fond sur lequel il se dessine, dans un contexte de lumière et d'atmosphère qui lui appartient et auquel il appartient. Et cette co-appartenance oriente non seulement l'interprétation mais rend tout simplement possible la visibilité.

Et si le réel est toujours affaire d'interprétation, la difficulté, et l'intérêt, de ces travaux est que, réfléchissant à la représentation photographique de l'ambiguïté du réel, ils rendent compte d'une interprétation seconde, une interprétation d'interprétation. Et c'est dans cet espace que se meuvent avec sensibilité, perspicacité mais aussi humour l'ensemble de ces travaux.

"Puisque les choses et mon corps sont faits de la même étoffe, il faut que sa vision se fasse de quelque manière en elles, ou encore que leur visibilité manifeste se double en lui d'une visibilité secrète" écrit le philosophe Maurice Merleau-Ponty dans L'oeil et l'esprit.

C'est à élucider cette énigme du regard que vous êtes conviés.

 

 

 Mathieu ACCOH

 

Exposition sur le thème "l'ambiguïté du réel".

Au lycée Raymond Loewy de La Souterraine,

Du 11 décembre 2001 au 14 janvier 2002.

Les étudiants de deuxième année de BTS Communication Visuelle.

 

 

Exposition virtuelle

 

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Vos paupières sont lourdes- Regard piégé sans issues - Paradoxe, illusion de liberté

Maud Darnault

"L'ambigu c'est ce qui a plusieurs sens, ce qui prête a des interprétations différentes pour chaque individu"


 

 

   Intime(s) satellite(s)

 Sabine Moreau

"L'ambiguïté c'est le doute, l'interrogation." 


 

Trace de

Aurore Bellenger

 

 "L'ambiguïté c'est l'indice louche qui fait que l'on ne comprend plus, c'est une question sans réponse, un doute permanent."


 

Voiles et dévoile

Katherine Loiseau

"L'ambiguïté c'est un problème d'apparence, c'est la différence entre ce qu'on voit et ce qui est réel."


 

Phoebos Deimos

Jérémy Godreau

 

"L'ambiguïté de l'objet et de la lumière réside dans le fait que nous ne voyons pas exactement leur véritable origine." 

   


 

 

 

E(t) moi intérieur

Nora Naïb

 " Le sentiment d'ambiguïté naît lorsqu'on se retrouve face à trois portraits quasiment identiques plastiquement et dont on sait qu'ils dissimulent des réalités intérieures différentes et invisibles."

 


 Copyright B.T.S CV2 -2001-2001

 

Suite de l'exposition