Innovations techniques

 

        Tout au long du premier conflit mondial et en particulier au cours de la guerre aérienne, les ingénieurs n'ont cessé de rivaliser d'ingéniosité pour moderniser les machines et assurer la sécurité des pilotes.

        Les ingénieurs de l'aéronautique jouent durant la guerre un rôle obscure mais non moins décisif que celui des pilotes. Un jour, l'ingénieur Béchereau veut voler avec GUYNEMER. " Pas question, répondit l'As ; avec ma sœur et le général Foch, vous êtes la dernière personne que j'emmènerai en avion, de peur qu'il vous arrive quelque chose."

Les principales innovations de la guerre furent:

I. Le parachute

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       Le premier saut en parachute d'un avion à lieu le 19 août 1913. A l'aide d'un parachute disposé sur le haut du fuselage, l'aviateur Pégoud saute de son monoplan Blériot.

        Le parachute a un double rôle durant la grande guerre : il permet d'une part de sauver la vie des aviateurs dont l'appareil est endommagé ou abattu. Il estd'autre part utile aux agents de renseignements qui peuvent être déposés derrière les lignes de l'adversaire.

  

II. Le bombardier

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      La stabilisation du front a pour conséquence le développement de l'artillerie et du repérage des cibles par les avions. Lorsque l'espoir de vaincre par une guerre de mouvements est définitivement perdu, les états majors commencent à s'intéresser de près aux raids aériens en profondeur. Ils sont destinés non pas à frapper les soldats ennemis mais les industries et les villes adverses.

       Des avions lourds à long rayon d'action vont pouvoir frapper loin en territoire ennemi. Ce sont les Français qui ouvrent la voie au bombardement tactique en créant le 23 novembre 1914 le groupe de bombardement 1 ou GB 1 aux ordres du capitaine Louis de Goÿs. Devant les succès du GB1, de nombreux autres groupes  naissent dans toutes les armées de l'air belligérantes.

III. Le tir à travers l'hélice

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     Au début de la guerre, les mitrailleuses embarquées se situent soit sur le fuselage de l'appareil soit sur l'aile supérieure.Cet emplacement n'est  pratique ni pour viser ni pour recharger.

     On   aperçoit qu'il est plus aisé pour le pilote de disposer d'armes situées dans l'axe de son hélice. L'idéal est donc de disposer l'arme sur le capot de l'avion, devant les yeux du pilote.

    Le premier à se pencher sur le problème est l'ingénieur français Raymond Saulnier, il développe le principe dit de la synchronisation entre le tir de l'arme et les pales de l'hélice. Mais son projet est rejeté par le haut commandement français qui le juge trop complexe.

    Fin octobre 1914, le pilote français Roland Garros reprend le pricipe de Saulnier avec l'aide de son mécanicien. Il fixe sur son hélice des plaques de blindage en forme de prisme qui dévient les balles de la mitrailleuse. Avec ce système Roland Garros remporte de brillant succés. Mais en 1915, contraint de se poser en terrain allemand, sa brillante invention tombe aux mains des ingénieurs du Keiser. Le plus inventif de tous Antony Fokker imagine un système de synchronisation. Il relie tout simplement l'arbre de l'hélice à la détente de la mitrailleuse. Lorsque l'hélice passe devant le canon, le contact du tir est interrompu.

   En 1916, le sergent Alkan met au point la version française de la synchronisation, le système anglais de Constantinesco suivra.        

       Les ingénieurs comme Antony Fokker et Roland Garros ont joué un rôle aussi décisif que celui des pilotes comme Max IMMELMANN ou René FONK.

Antony Fokker Roland Garros

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IV. L' appareil de T.S.F. (téléphone sans fil)

       Grâce à cette invention les avions peuvent maintenant garder le contact avec leur base et indiquer les positions ennemies aux forces d'artillerie. Les critères du ministère de la guerre obligent bientôt tous les appareils à être équipés d'une radio.

 

V. La vitesse

    Les ingénieurs de l'aéronautique cherchent aussi à développer la vitesse de leurs avions. En 1910, celle-ci est de 100 kilomètres à l'heure environ. Elle n'évolue pas beaucoup au cours de la guerre. En effet, le plus rapide des modèles de chasseur de la fin 1918 franchit à peine la barre des 300 kilomètres à l'heure.

    C'est au cours de la seconde guerre mondiale que la vitesse des avions va vraiment "décoller".

                                                         

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