le film en résumé :

En 1327, Guillaume de Baskerville, un moine franciscain accompagné d'un novice, Adso de Melk, arrive dans une abbaye bénédictine des Alpes pour enquêter sur la mort étrange d'un moine. Tandis qu'Adso découvre l'amour avec une jeune paysanne, d'autres morts mystérieuses se succèdent. Guillaume découvre que le secret réside dans la bibliothèque où un livre d'Aristote sur le rire, jugé blasphématoire par les bénédictins, est jalousement gardé par le vieux Jorge de Burgos. C'est lui le responsable des crimes, lui qui a empoisonné les pages du livre maudit. Il périt dans l'incendie qui détruit l'abbaye. Guillaume et Adso reprennent la route.

Le volumineux roman d'Umberto ECO paraissait difficilement adaptable à l'écran. Du fait, toute sa richesse philosophique, toute sa réflexion théologique, tout son travail sur le language sont gommés au profit d'un film à grand spectacle. Mais les références livresques étant évacuées, on peut alors être séduit par l'envergure et la beauté visuelle de cette réalisation, très inspirée par Breughel et Callot : décors grandioses, reconstitution minutieuse, énigme passionnante. De plus, un certain humour et une dénonciation de l'intolérance ajoutent à l'intérêt de ce film.

C.B.M.

D'après "le guide des films" : Jean TULLARD,Collection Bouquins, Paris,1990

le nom de la Rose