Les mécanismes d'un cyclone

Un phénomène atmosphérique très violent

Un cyclone est une masse atmosphérique de basses pressions. Il a une forme quasi-circulaire avec des bras spiralés. Il se forme au-dessus des eaux dépassant 27 °C et est alimenté par l’intense évaporation océanique. Le cyclone comprend un centre, l’oeil du cyclone, généralement clair dépourvu de nuages. L’oeil est entouré d’une région très active, le mur de l’oeil, constitué de cumulo-nimbus. L’agitation à l’intérieur de l’oeil est minime, les vents y sont très faibles. Plus on s’écarte du centre, plus les vents sont intenses, ils atteignent leur maximum à 30 km du centre pour parfois souffler à une vitesse de 300 km/h, puis ils décroissent lentement vers la périphérie.
Aux vents forts et aux pluies torrentielles s'ajoute l'onde de tempête, une montée très rapide du niveau de la mer due aux effets combinés du vent et de la baisse de la pression. Cette élévation du niveau de la mer peut dépasser plusieurs mètres et noyer les littoraux.

On distingue plusieurs types de cyclones tropicaux.: Dépression pour des vents inférieurs à 63 km/h, tempête tropicale quand les rafales ne dépassent pas 118 km/h. Les ouragans désignent les cyclones les plus violents (plus de 118 km/h pour la première classe, et de 248 km/h pour la dernière catégorie) dans les Caraïbes.
Les Anglo-saxons parlent d'hurricanes.
Dans le Pacifique le terme consacré est de typhon et de willy-willy en Australie.

Les mécanismes de formation des cyclones dépendent en grande partie de la température de la mer. Une eau à partir de 26°C en surface réchauffe considérablement l'air qui se trouve à son voisinage. Cet air rendu chaud, léger et très humide s'élève et provoque la formation d'énormes nuages. La condensation de la vapeur libère alors de la chaleur ce qui accroît encore le processus. Le cyclone a trouvé son "carburant". Quand le cyclone atteint des régions côtières, privé de l'air chaud et humide qu'il trouvait en abondance au dessus de l'océan, sa violence diminue. Les côtes sont donc plus durement touchées que l'intérieur des terres.

Les régions intertropicales reçoivent beaucoup d'énergie solaire. Les cyclones comme dans une gigantesque cheminée, transfèrent d'énormes quantités d'énergie dans la haute atmosphère et participent donc à la régulation thermique des zones plus froides.

D'après CHABOUD René, "Pleuvra, pleuvra pas. La météo au gré du temps", Coll. Découvertes Gallimard, 1994, p 92.


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