De plus en plus d'enfants mis à l'abri
Un nombre croissant d'enfants
Les rafles et des arrestations se multipliant, le nombre des enfants pris en charge dans les maisons de l'O.S.E. ne cesse de croître de 1941 à décembre 1942
Évolution du nombre des enfants pris en charge
Maisons de l'O.S.E. en Creuse |
Juin 1941 |
Septembre 1941 |
Août 1942 |
Décembre 1942 |
Masgelier (Grand-Bourg) |
133 |
139 |
195 |
209 |
Chabannes (Fursac) |
119 |
94 |
65 |
140 |
Chaumont (Mainsat) |
90 |
122 |
141 |
64 |
Total en Creuse |
342 |
355 |
401 |
413 |
% Creuse/France |
52,8 % |
50,8 % |
45,9 % |
38,2 % |
Total en France (pour 14 maisons) |
647
|
698
|
873
|
1080
|
(Source : S. Zeitoun, p. 124)
|
| Plus du tiers des enfants pris en charge dans les centres d'accueil de l'O.S.E. se trouvaient donc en Creuse et plus de la moitié en Limousin si l'on ajoute les centres d'accueil de Haute-Vienne (Montintin, Le Couret, Poulouzat...) |
Des origines diverses
La plupart des enfants sont originaires d'Allemagne, de Pologne ou d'Europe centrale d'où ils ont fui les persécutions antisémites d'avant-guerre. Juifs et étrangers, doublement victime de l'antisémitisme et de la xénophobie du régime vichyssois.
Origine |
Chaumont (Mainsat) |
Masgelier (Grand-Bourg) |
Chabannes |
Allemands |
22 |
39 |
47 |
Autrichiens |
7 |
10 |
6 |
Polonais |
8 |
22 |
17 |
Nat. inconnue |
13 |
13 |
|
Autres (Apatrides, Espagnols., Tchèques...) |
6 |
8 |
12 |
Total des étrangers |
56 |
92 |
82 |
Français |
37 |
32 |
29 |
Total général |
93 |
124 |
111 |
% étrangers/ total |
60,2 |
74,1 |
73,8 |
(D'après S. Zeitoun, p. 122)

Dispersez...
A partir de la fin 42 et de la multiplication des rafles, les responsables de l'O.S.E. comprennent que les maisons, de havres de protection, peuvent devenir des pièges.
Le mot d'ordre de dispersion des enfants est lancé par Garel., un résistant lyonnais, à qui les dirigeants de l'O.S.E. confient la tâche de vider progressivement les centres. Pour les soustraire à la déportation, les enfants seront répartis dans des écoles et des familles sous de fausses identités.
En dehors du Limousin, à Izieu, dans l'Ain, une maison d'enfants de l'O.S.E. se maintient. Le 6 avril 1944 - deux mois avant le débarquement de Normandie - Klaus Barbie et la Gestapo y font une descente dans les premières heures de la matinée. 41 enfants de 3 à 13 ans et dix adultes sont arrêtés. Tous sont déportés, aucun n'est revenu.
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