Lieux
conçus au départ comme des lieux de travail
- Les veillées : des familles
voisines se réunissaient souvent l'hiver pour travailler. Les femmes tricotaient, des
chaussettes en général avec quatre aiguilles, raccommodaient, filaient ; les hommes
tressaient des paniers, pelaient les châtaignes, décoquaient les noix pour en faire de
l'huile, effeuillaient le maïs. Même s'ils travaillaient, il n'y avait pas de nette
séparation avec l'amusement. Souvent, on s'amusaient spontanément après le travail : on
dansait, on jouait de la musique (accordéon, saxophone, violon). Dans les maisons où il
y avaient des jeunes filles à marier, les jeunes hommes fréquentent les veillées. Ce
sont les garçons qui se déplacent : garçons et filles ont un domaine réservé :
l'extérieur pour les hommes et l'intérieur pour les femmes. Lors de ces veillées, des
relations se nouent sous l'il des adultes, de la communauté.
- Le battage : c'est un travail très
dur qui demandait une main d'uvre masculine importante (une vingtaine de jeunes
hommes environ). Les jeunes venaient pour travailler mais c'était aussi l'occasion de
rencontrer les filles de la ferme qui suivaient la batteuse. Après le travail, on
mangeait et on s'amusait. Ceux qui restaient étaient les jeunes célibataires pour faire
des rencontres éventuelles. Les petites filles pouvaient apporter à boire aux hommes
mais dès l'adolescence, les jeunes filles devaient réintégrer leur domaine,
l'intérieur.
- Les jeunes hommes pouvaient aussi faire des rencontres quand les filles gardaient les bêtes : c'était l'occasion
pour les jeunes hommes de venir les voir. Ils se déplaçaient en général par bande.
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