|
LES MISSIONS APOLLO |
La Lune, un satellite convoité par les hommes
-
1959-1969 : La
course folle jusqu'à la Lune - Le Premier Homme sur la
Lune -
- 1969-1972 : suite
et fin de l'exploration -

La Lune est l'astre qui éclaire nos nuits, le satellite naturel de la Terre. Elle possède un diamètre d'environ 3476 km, à peine le quart de celui de notre planète, pour une masse et un volume beaucoup plus faible. Elle tourne autour de la planète et sur-elle même en même temps, nous montrant ainsi toujours la même face. Selon la façon dont elle est éclairée par le soleil, elle nous renvoit la lumière differemment, c'est ainsi que l'on peut observer des phases lunaires, chacune d'une durée de 29 jours 12 heures et 44 minutes. La distance moyenne de la Terre à Lune est de 381 547 km, ce qui est très peu à l'échelle spatiale. Sa surface est composée de cratères, de chaînes de montagnes aux sommets arrondis, de failles, de crevasses et de "mers" lunaires, qui sont en fait de vastes plaines. Ces formes de relief sont principalement dues à des impacts de météorites qui, en raison de l'absence d'atmosphère sur la Lune, rentrent directement en contact avec le sol lunaire sans être freinés auparavant.
1959-1969 : La course folle jusqu'à la Lune
Durant les années soixante, les Soviétiques et les Américains
se sont livrés une formidable course jusqu'à la Lune. Le défi
était de taille puisque, au départ, ni l'un ni l'autre ne
disposaient des connaissances
et des moyens nécessaires pour atteindre l'objectif. Cette
course, échelonnée sur huit ans, s'est finalement jouée en
l'espace de deux semaines.
Le 25 mai 1961, en effet, le président John Kennedy déclare,
sur un ton solennel et empreint d'émo-
tion, que les Américains enverront un homme sur la Lune avant
1970. Il dit: «Je considère que notre nation doit s'engager à
faire atterrir, avant la fin de la décennie, un homme sur la
Lune et à le ramener sain et sauf sur Terre. Aucun autre projet
spatial durant cette période ne sera plus impressionnant pour
l'humanité et plus important pour le programme spatial, et aucun
autre ne sera plus difficile et dispendieux à réaliser.»
À cette date, un seul homme est allé dans l'espace. Il
sagit du soviétique Youri Gagarine, qui a fait
une fois le tour du globe le 12 avril. Gagarine est demeuré dans
l'espace une heure et demie et s'est éloigné à 300 kilomètres
de la surface terrestre. Or, un voyage jusqu'à la Lune
nécessite au moins une semaine de vol pour franchir les 385 000
kilomètres qui séparent les deux astres. L'ampleur du défi est
donc considérable : on ignore même à l'époque si un être
humain peut vivre et travailler dans l'espace. On redoute
particulièrement les effets de l'apesanteur sur le comportement
humain, des milliers de questions se posent aux scientifiques des
deux camps, auxquelles chacun tentera d'y répondre... le plus
rapidement possible.
Les deux nations se lancent dans une véritable compétition.
Déjà, les Soviétiques ont marqué les premiers «points». En
1957, ils ont placé le premier satellite en orbite autour de la
Terre (Spoutnik), puis la petite chienne Laïka. Ils ont aussi
expédié les premières sondes-robots jusqu'à la Lune
dont Luna 3 qui, en 1959, passe derrière la Lune et nous
transmet les premières images de la face cachée. Finalement, en
avril 1961, ils lancent Youri Gagarine. C'est d'ailleurs cet
exploit prodigieux pour l'époque qui a piqué si
au vif les Américains que leur président a décrété son
grandiose défi.
Les
grands préparatifs :
Avant d'envoyer des hommes "dans la Lune", il faut
savoir si on peut vivre en apesanteur et piloter un vaisseau
spatial. Les Soviétiques, qui disposent de fusées plus
puissantes que les Américains, sont les premiers à répondre à
cette question. En août 1961, à bord de la capsule Vostok 2, le
cosmonaute Guerman Titov passe une journée en orbite terrestre.
En février 1962, l'américain John Glenn réalise lui aussi un
périple autour du globe, une courte mission de cinq heures à
bord de Mercury 6. 
Les Soviétiques
marquent d'autres "points " en 1962 en plaçant sur
orbite deux capsules spatiales en même temps. L'année suivante,
un cosmonaute réalise un voyage record de cinq jours, alors que
Valentina Terechkova devient la première femme à s'aventurer
dans l'espace. Entre-temps, trois astronautes américains
réalisent des périples de 5, 9 et 35 heures seulement. Le
premier voyage d'un trio dans une cabine Vostok est réalisé en
octobre 1964 et ne dure qu'une journée. Puis, le 18 mars 1965,
Alexei Leonov sort de sa cabine et effectue la première marche
dans l'espace.
En 1965 et 1966, les
Américains accomplissent le programme Gemini une cabine
assez grande pour loger deux astronautes. Dix missions Gemini
sont réalisées en une année et demie. La durée du séjour en
apesanteur est portée à deux semaines, alors que quatre
astronautes marchent dans l'espace.
En 1966, les Soviétiques seront les
premiers à faire alunir en douceur une sonde (Luna 9), mais il
leur aura fallu s'y prendre cinq fois avant de réussir. Ils sont
aussi les premiers à placer un satellite en orbite lunaire (Luna
10).
De leur côté, les
Américains procèdent en trois étapes. Ils réalisent d'abord
le programme Ranger, qui vise simplement à faire s'écraser sur
la Lune une sonde munie d'une caméra. Il faudra sept tentatives
pour réussir un premier écrasement ! Les trois dernières
sondes Ranger, lancées en 1964 et 1965, envoient des milliers de
clichés spectaculaires qui font voir la surface lunaire en gros
plan. Puis, de 1966 à 1968, ils accomplissent les programmes
Surveyor et Lunar Orbiter. Les sondes Surveyor doivent se poser
en douceur sur la Lune alors que les Lunar Orbiter se placent en
orbite lunaire. Cinq Surveyor réussissent leur alunissage et
confirment qu'un module lunaire ne s'enfoncera pas dans la
poussière lunaire et les cinq Lunar Orbiter cartographient les
sites où pourraient se poser les astronautes, en plus de
dévoiler presque entièrement la face cachée de la Lune.
Au début de 1967, la
course va bon train. De part et d'autre, on se prépare à faire
l'essai des nouveaux vaisseaux spatiaux Apollo et Soyouz
qui transporteront des hommes jusqu'à la Lune.
Tragédies...
:
Au début de 1967, les Américains semblent prêts à
entreprendre l'ultime étape de la course : le programme
Apollo. Le 27 janvier, trois astronautes s'entraînent au sol à
bord de la cabine Apollo 1. Hélas, un incendie
éclate dans leur capsule et les trois hommes périssent brûlés
vifs. Trois mois plus tard, le 23 avril, les Soviétiques lancent
leur vaisseau Soyouz 1 avec un cosmonaute à bord.
Malheureusement, à l'issue d'une mission de 24 heures, lors du
retour vers la Terre, le parachute du Soyouz s'entremêle et le
cosmonaute périt à l'impact.
À l'automne de 1968, les
Soviétiques procèdent aux essais d'une sorte de Soyouz
baptisée Zond qui permettrait à un
cosmonaute de se rendre jusqu'à la Lune (sans toutefois s'y
poser). Ils lancent ainsi deux Zond, inhabité, qui, à tour de
rôle, réussissent l'aller-retour Terre-Lune. Il
ne reste maintenant plus qu'à expédier un Zond avec un
cosmonaute.
Puis, à deux semaines
d'intervalle, les deux camps reprennent les missions habitées en
orbite autour de la Terre. Le 11 octobre, trois astronautes
américains sont lancés onze jours dans Apollo 7. Le 26, Soyouz
3 est lancé avec un cosmonaute. Celui-ci effectue un rendez-vous
avec Soyouz 2 lancé la veille sans équipage. Là encore, c'est
le succès. Tout est donc fin prêt pour l'ultime étape de la
course.
Baïkonour
et Cap Kennedy :
Décembre 1968 est par conséquent l'heure décisive. À partir
du 9, les Soviétiques peuvent lancer un Zond piloté en
direction de l'astre lunaire. De nombreuses rumeurs circulent à
l'effet qu'une fusée est prête et qu'un cosmonaute attend au
cosmodrome. Or, curieusement, aucun tir n'a lieu. Que s'est-il
donc passé? On ne le saura jamais...
Par contre, à Cap
Kennedy, le 21 décembre, trois astronautes s'envolent vers la
Lune à bord dApollo 8. Ils mettent trois jours pour
atteindre leur cible et passent Noël en orbite lunaire. À cette
occasion, ils diffusent la première description de la surface
lunaire vue à cent kilomètres d'altitude. «La Lune paraît
essentiellement grise, sans couleur» relate l'un d'eux. Les
trois astronautes reviennent triomphalement sur Terre le 27
décembre.
Mais la course n'est pas
terminée pour autant puisque les Soviétiques n'ont pas dit leur
dernier mot. Le 21 février 1969, ils font l'essai d'une
super-fusée capable, comme celle des Américains, de transporter
un équipage jusque sur la Lune. Hélas, cette fusée explose 70
secondes après le décollage. Elle ne transportait fort
heureusement personne. Mais cet échec met fin au rêve des
Soviétiques d'être les premiers à fouler le sol lunaire. En
effet, le 16 juillet, les Américains lancent Apollo 11. Une fois
de plus, cependant, les Soviétiques essaient de leur damer le
pion. Ils tentent d'être les premiers à ramener sur Terre un
échantillon de sol lunaire. Le 13 juillet, ils lancent la petite
sonde Luna 15. Celle-ci doit se poser sur la Lune, recueillir
quelques grammes de sol et revenir sur Terre avant les
astronautes. Mais la mission échoue lorsque Luna 15 rate son
alunissage le 21 juillet... Dès lors, la course est bel et bien
finie.

Au milieu de lété 1969, lhumanité atteignit létape ultime en réalisant le rêve ancestral : fouler enfin le sol lunaire. Apollo 11 allait devenir un vol spatial historique. Resté aux commandes du vaisseau principal, Michael Collins attendait sur son orbite lunaire, tandis que Neil Armstrong et Edwin Aldrin amorçaient leur descente vers la Lune, à bord du module lunaire baptisé Eagle. Ce 20 juillet 1969, lalunissage eut lieu dans la région de la mer de la Tranquillité (Mare Tranquillitatis). Six heures et trente-neuf minutes plus tard, Armstrong, dans son encombrante combinaison spatiale, descendit léchelle et posa le pied gauche sur le sol lunaire, à 21 h 56, heure de Houston (soit à 3 h 56 du matin le 21 juillet, heure de Paris). Ses premiers mots sont demeurés célèbres : «Cest un petit pas pour lHomme, mais un pas de géant pour lhumanité !» Aldrin le rejoindra un quart dheure plus tard, les deux astronautes passant plus de deux heures à marcher sur le sol lunaire, sur une distance de 60 m environ. Ils récoltèrent 20,7 kg déchantillons, prélevés à la surface lunaire, prirent des photographies et installèrent plusieurs instruments scientifiques. Armstrong et Aldrin avaient planté le drapeau américain, puis conversé par satellite avec le président Richard Nixon. Marcher et courir sous leffet dune gravité six fois plus faible que sur Terre semblait facile pour les soixantes millions de téléspectateurs qui regardèrent, dans le monde entier, les images retransmises de la Lune en direct. Une fois retournés à lintérieur du module lunaire, où ils purent quitter leurs combinaisons, les deux astronautes se reposèrent pendant quelques heures avant de décoller à bord de létage de remontée du module lunaire LEM, en utilisant la moitié inférieure stationnée à demeure sur la Lune comme pas de tir. Une fois arrimé au module de commande, létage de remontée fut largué après que les deux astronautes venant de la Lune rejoignirent leur coéquipier resté en orbite. Le vol de retour dApollo 11 se déroula sans incident : la capsule amerrit le 24 juillet dans locéan Pacifique, près dHawaii. L'exploration lunaire était lancée, cinq autres missions devaient suivre pour un total de plus 32 000 clichés...
1969-1972 : suite et fin de l'exploration
Apollo 12 
La mission lunaire suivante débuta le 14 novembre 1969. Apollo 12 emmenait Charles Conrad, Richard
Gordon et Alan Bean. Conrad et Bean se posèrent au nord des
montagnes de Riphaeus (dans la zone appelée océan des
Tempêtes), à 180 m seulement de
lendroit où la sonde Surveyor 3 avait aluni deux ans plus tôt. Les deux
astronautes explorèrent les environs à deux reprises, y passant
à chaque fois près de quatre heures. Ils installèrent de
nouvelles expériences scientifiques, prirent encore des
photographies, recueillirent 34,1 kg déchantillons du sol lunaire, et
prélevèrent des éléments de Surveyor 3. Apollo 12 apporta de nombreuses améliorations par
rapport à Apollo 11, en particulier dans
la précision de lalunissage. Les résultats furent si
positifs quon projeta de faire alunir Apollo 13 dans une zone plus accidentée.
Apollo 13
Le 11 avril 1970, Apollo 13 quitta le pas de tir à 13 h 13, heure de Houston. Mais léquipage,
commandé par James Lovell, un astronaute déjà expérimenté,
assisté de Fred Haise et John Swigert, ne put mener à bien sa
mission. Le 13 avril, à 21 h 07 soit après cinquante-cinq heures,
cinquante-quatre minutes et cinquante-trois secondes de vol le réservoir doxygène
liquide n° 2, situé dans le module de service
dOdyssey, explosa violemment, mettant du même coup fin à
tout espoir dalunissage. Le retour sur Terre fut
mouvementé : léquipage dut se réfugier à bord du module
lunaire Aquarius, dont les réserves doxygène et
dénergie électrique étaient très limitées, et utiliser
son moteur pour effectuer de délicates manuvres de
correction de trajectoire pour retrouver le chemin de la Terre ;
ils retournèrent dans le module de commande, puis larguèrent le
LEM quatre-vingt-quatre minutes avant leur amerrissage dans le
Pacifique sud, le 17 avril à 12 h 07, au terme dun périple de près de cent
quarante-trois heures. Une simple étincelle dans un module
d'oxygène pur provoqua la catastrophe.
Apollo 14
Apollo 14 atteignit
lobjectif initialement dévolu à Apollo 13 : il fut lancé le 31 janvier 1971, après que des modifications eurent
été effectuées dans lengin spatial pour parer aux
dysfonctionnements rencontrés par Apollo 13. Le capitaine Shepard et Edgar
Mitchell se posèrent dans la région accidentée de Fra Mauro, Stuart Roosa les attendant dans le
module de commande en orbite lunaire. Shepard et Mitchell
passèrent plus de neuf heures à explorer une zone dont on
pensait quelle contenait des roches figurant parmi les plus
anciennes alors recensées sur la Lune. Ils ramenèrent 42,9 kg déchantillons rocheux et
installèrent une station dexpérimentation scientifique
automatisée. Les trois astronautes revinrent sur Terre sans
incident le 9 février 1971.
Apollo 15
Apollo 15 fut lancé le 26 juillet 1971. Le commandant de bord
était David Scott, James Irwin, le pilote du module lunaire, et
Alfred Worden, le pilote du module de commande. Scott et Irwin
passèrent deux jours et dix-huit heures sur le sol lunaire, au
bord de la mer des Pluies (Mare Imbrium), à proximité de la
rainure dHadley, mesurant 366 m de profondeur, et de la chaîne des Apennins
(Montes Apenninus), lune des formations montagneuses les
plus élevées de la Lune. Au cours de leurs dix-huit heures et
trente-six minutes dexploration de la surface lunaire, les
deux astronautes parcoururent plus de 28,2 km à proximité du mont Hadley, grâce
à la Jeep lunaire à propulsion électrique, alors utilisée
pour la première fois. Ils déployèrent aussi un ensemble
complexe dinstruments scientifiques et recueillirent
environ 76 kg de roches, parmi
lesquelles ce quon pense être un morceau cristallin de la
croûte lunaire originelle, vieille denviron 4,6 milliards dannées. Une caméra
vidéo laissée sur la Lune filma le départ de Scott et
dIrwin et avant que léquipage ne quitte
lorbite lunaire pour son retour vers la Terre, il satellisa
autour de la Lune un «orbiteur» de 35,6 kg, afin de transmettre des données
concernant les champs gravitationnel, magnétique et de haute
énergie dans lenvironnement lunaire. Lors du voyage de
retour, Worden fit une incursion de seize minutes dans
lespace, alors que le vaisseau Apollo se trouvait encore à
quelque 315 000 km de la Terre, distance record pour une
sortie extravéhiculaire. Les astronautes dApollo 15 amerrirent sains et saufs le 7 août, à environ 530 km au nord de Hawaii : ce fut le premier équipage de retour
de la Lune à être dispensé de quarantaine.

Apollo 16
Le 16 avril 1972, commençait
Apollo 16, avant-dernière
mission du programme, avec John Young, Charles Duke et Ken
Mattingly. Lobjectif de la mission était
lexploration de la région du cratère Descartes. Tandis
que Mattingly attendait en orbite, Young et Duke passèrent vingt
heures et quatorze minutes sur la Lune, installant plusieurs
expériences tirant leur énergie dune pile à combustible
nucléaire, parcourant 26,7 km (ils disposaient aussi dune Jeep lunaire)
et recueillant 95,4 kg déchantillons
rocheux.

Apollo 17
Le programme
prit fin avec le vol dApollo 17, du 7 au 19 décembre 1972. Lastronaute Eugen Cernan et
son compagnon Harrison Schmitt, un géologue civil américain,
furent les derniers hommes à marcher sur la Lune : ils y passèrent vingt-deux heures et
cinq minutes, parcourant grâce à la Jeep lunaire 36 km dans la région des monts Taurus,
près du cratère de Littrow, avant de prendre le chemin du
retour avec Ronald Evans, resté en orbite.
| En trois ans d'exploration, les hommes
d'Apollo ont réalisé sur la Lune des centaines
d'expériences, rapporté des images irremplaçables et
386 kg d'échantillons de sol. Ils y ont abandonné
l'impressionnant matériel spatial de la Nasa : trois
Jeeps, six modules lunaires et six stations
scientifiques. Chaque mission a aussi abandonné au vent solaire son drapeau. Les plus sentimentaux d'entre les astronautes ont tenu a déposer dans la poussière lunaire le souvenir de la plus exaltante aventure de leur existence. Eugène Cernan y a tracé les initiales de sa fille, Charles Duke a posé sa photo de famille (ci-contre), Alan Bean son badge et David Scott sa Bible. On estime qu'il faut 10 millions d'années à la pluie constante de micrométéorites pour brasser le sol sur un centimètre d'épaisseur. Dans un million d'années, si quelqu'un ou quelque chose se pose sur la Lune, il trouvera sans doute intacts ces témoignages émouvants de la première odysséee humaine dans l'espace. |
![]() |
* * *
Retour à la page Sommaire Page précedente Page suivante
b
