Le processus d'évocation
ne se limite pas à la formation "d'images mentales".
Il faut pour qu'il y ait "assimilation", que le nouvel
objet soit mis en relation avec d'autres images, d'autres mots
ou énoncés, d'autres "objets mentaux".
Cette assimilation se fait par l'intermédiaire d'un langage
intérieur, propre à chacun d'entre nous qui doit
être adapté à l'objet nouveau qui doit être
assimilé. Enseigner les mathématiques doit permettre
à chacun la construction d'un langage intérieur
à la fois personnel, dans la mesure où il doit correspondre
aux caractéristiques personnelles de chacun. et universel
dans la mesure où il doit permettre l'assimilation des
problèmes que nous rencontrons en mathématiques
et qui ne dépendent pas des caractéristiques individuelles.