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François le Champi

 

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Un Champi est un enfant abandonné dans les champs par ses parents. En grandissant, disent les "bonnes gens", les " champis " deviennent des paresseux et des voleurs. Non, s'ils sont aimés, répond George Sand.

Le roman raconte l' histoire de François Le Champi qu'une pauvre femme, la Zabelle, et ensuite Madeleine, une jeune meunière, recueillent, élèvent et aiment tant, qu'il le leur rendra au centuple.

 
 

Un extrait de ce roman champêtre nous a paru particulièrement intéressant, non parce qu'il décrit les bois et les champs, les fermes, en un mot la campagne de la Vallée Noire chère à l'auteur, mais bien plutôt parce qu'il évoque des sentiments qui nous rendent les personnages attachants: François embrasse Madeleine et la Zabelle; il est heureux de constater que Madeleine s'est occupée de lui. D'autant plus que la décision de cette femme est définitivement prise: elle soignera François comme son propre fils quoi qu'en disent le meunier et sa mère.

L'objectif de l'auteur était d'émouvoir...! Les réactions des personnages sont peut-être un peu excessives, mais après tout.......!


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  Sur les instances de Madame Blanchet, la mère du meunier Cadet Blanchet, dont elle est la locataire, Isabelle Bigot a consenti à se séparer de son fils adoptif, François le Champi, et à le reconduire à l’hospice qui le lui avait confié. Mais l’enfant, jusque- là très arriéré, prend brusquement conscience du sort qui l’attend. Au moment de monter dans la diligence qui le conduit à la ville, il s’abandonne à une véritable crise de désespoir et finit par s’évanouir. La douce Madeleine, la femme du meunier, passait justement par là ; elle s’arrête et propose à Isabelle de prendre soin de l’enfant.

   
   

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  "Quand la Zabelle le vit ainsi, elle le crut mort. Son amitié lui revint dans le coeur ; et, ne songeant plus ni au meunier, ni à la méchante vieille, elle reprit l'enfant à Madeleine et se mit à l'embrasser en criant et en pleurant. Elles le couchèrent sur leurs genoux, au bord de l'eau, lavèrent ses blessures et en arrêtèrent le sang avec leurs mouchoirs ; mais elles n'avaient rien pour le faire revenir. Madeleine , réchauffant sa tête contre son coeur , lui soufflait sur le visage et dans la bouche comme on fait aux noyés. Cela le réconforta, et, dés qu'il ouvrit les yeux et qu'il vit le souci qu'on prenait de lui, il embrassa Madeleine et la Zabelle l'une après l'autre avec tant de coeur qu'elles furent obligées de l'arrêter, craignant qu'il ne retombât en pâmoison."

George Sand, François le Champi.